Par le Docteur Catherine de Goursac

Les hommes d’aujourd’hui se préoccupent de leur apparence et veulent des fesses joliment galbées. La mode des fesses rondes et bien remontées qui nous vient du Brésil, connaît en France un succès qui ne se dément pas. D’abord plébiscitée par les femmes et les hommes qui aiment les hommes, elle est aussi demandée par tous les hommes jeunes et moins jeunes, soucieux de leur physique.

Le sport en première intention 

Pour avoir un joli postérieur, on peut bien sûr avoir recours au sport et plus particulièrement à la musculation. Elle va raffermir, tonifier et redessiner des fessiers mous, plats et relâchés. Mais pour obtenir un joli résultat, il faut s’acharner et lui consacrer plusieurs heures par semaine quand ce n’est pas quelques heures quotidiennes, ce qui suppose d’en avoir le temps et l’envie qui ne sont pas donnés à tout le monde.

Les injections aussi douloureuses qu’onéreuses

Les hommes désireux d’augmenter leur volume fessier afin d’améliorer l’apparence de leur postérieur peuvent avoir recours aux produits de comblement à base d’acide hyaluronique. Le Macrolane, longtemps référence en la matière ne s’injectait pas mais devait être posé en salle d’opération par les seuls chirurgiens esthétiques. Aujourd’hui interdit en France, il est remplacé par le HYAcorp, un injectable autorisé aux médecins esthétiques. Mais il faut en injecter beaucoup pour avoir un joli résultat ce qui revient cher. De plus, il faut éviter de s’assoir pendant 24 à 48h le temps que le produit s’installe.

Les fils tenseurs, la solution idéale de l’embellissement des fessiers

Les fils tenseurs sont véritablement le produit fétiche pour galber et rehausser un postérieur. Il faut choisir des fils crantés en PDO ou Polydiaxone, un matériau hautement sécurisé, utilisé en chirurgie générale pour les points de suture, ainsi qu’en cardiologie. Naturellement résorbable, le PDO stimule la formation de collagène et revitalise les tissus. Très prisé en médecine esthétique, il se décline en différentes longueurs et diamètres. Autre avantage, il est cranté et retient ainsi parfaitement les tissus ayant tendance à s’affaisser. Le praticien peut donc grâce à lui, arrondir le dessus d’une fesse en la remontant au milieu, moduler à volonté le galbe, corriger une fesse tombante sur les côtés ou faire disparaître un vilain pli sous-fessier. Après avoir demandé à son patient d’éviter la prise d’aspirine pendant les 48 heures précédant la séance, le praticien commence lorsqu’il le reçoit par photographier le fessier existant sur lequel il dessine la fesse que le patient désire obtenir. Pendant cette étape préliminaire, ce dernier est debout. Puis il s’allonge sur le ventre et reçoit une anesthésie locale. Dès qu’elle est effective, le praticien glisse les fils dans les tissus en les croisant de façon à obtenir un maillage qui va galber et rehausser la fesse. Les effets commencent à se voir dès la fin de la séance mais ils s’installent véritablement entre 1 et 3 mois. C’est un peu douloureux mais il est possible de s’assoir dès la fin de la séance. Lorsque les effets de l’anesthésie s’estompent, certains patients notent l’apparition de différentes formes de douleur. Parfois, ils se plaignent de crampes ou bien encore de courbatures dans les deux semaines qui suivent. Les hématomes sont fréquents, même après la prise de granules d’arnica 9ch qui limitent leur apparition et leur durée.

Gommer les poignées d’amour pour sublimer les fessiers

Pour mettre les fesses en valeur, il faut éviter que leurs jolies rondeurs se juxtaposent avec celles, nettement moins esthétiques des poignées d’amour. Seul un dos bien dessiné saura les sublimer. Pour effacer ces capitons disgracieux, le sport n’est pas très performant. La chirurgie esthétique, avec la lipoaspiration donne d’excellents résultats. Mais il s’agit d’une véritable intervention chirurgicale dont il faut gérer les suites.

La cryolipolyse, technique idéale pour effacer les capitons disgracieux

La cryolipolyse est une technique aujourd’hui bien connue pour éliminer les rondeurs superflues, à condition qu’elles soient bien circonscrites et localisées, ce qui est le cas des poignées d’amour.

Elle consiste à refroidir la graisse pour la détruire. En effet, les cellules graisseuses s’auto-détruisent à 5°C environ. Les appareils de cryolipolyse sont conçus pour faire baisser la température de la peau jusqu’à moins 4 moins 5° C afin d’obtenir une température de 5°C au coeur de la graisse. Le praticien commence par protéger la peau avec un film spécifique pour éviter qu’elle ne soit agressée tout en s’assurant que le froid arrive bien jusqu’à la zone concernée puis il pose la pièce à main qui va refroidir la zone choisie. Cette technique, déjà bien au point ne cesse de s’améliorer. Dans un premier temps, les spécialistes se sont aperçus que le fait de masser la zone traitée juste après la séance induisait une nette augmentation de l’efficacité de la machine. Ils ont compris que le froid produit une sorte de cristallisation des triglycérides dans la cellule graisseuse, cristallisation qui attaque la membrane cellulaire.

Dans la mesure où le massage attaque cette membrane, il potentialise ainsi le taux de destruction des adipocytes. Pour augmenter encore les performances de la machine, les spécialistes ont décidé de monter au préalable sa température à 40 ou 41°C pendant quelques minutes au contact de la peau avant de redescendre jusqu’à -3 ou -5 C°. L’expérience s’est avérée positive. Cette manœuvre augmente la cristallation des triglycérides et dans une forme plus acerbée. Plus agressive, elle s’attaque avec plus de virulence aux parois adipocytaires qu’elle détruit donc plus efficacement. Cette méthode, utilisée depuis moins de deux ans, commence à se généraliser. Dans tous les cas, il faut prévoir 2 à 3 séances à 3 semaines d’intervalle pour voir les poignées d’amour disparaitrent. Les résultats s’installent progressivement et atteignent leur maximum à 3 mois.


Dr. Catherine de Goursac 

Médecin esthétique et anti-âge, auteure de plus de 30 publications,

Membre du conseil d’Administration de l’AFME et de la FSMEA.

 

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